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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 09:01
Xavier Pesteil

Xavier Pesteil

 

 

Xavier PESTEIL, délégué du personnel de l’hôtel Mercure gare de Lyon, mais aussi secrétaire du CHSCT, membre du comité de groupe, du Comité de Concertation pour l’Hôtellerie (CCH), et de la commission pour les Handicapés pour l’Hôtellerie France, fait le point sur la situation chez AccorHôtels. 

 

Xavier Pesteil : Il faut d’abord préciser que HôtelInvest et HôtelServices ne sont pas des sociétés juridiques, mais des organisations économiques et financières. La création d’une société juridique est en cours et sera finalisée le 30 juin 2017. Une première entreprise a été créée, Grape Hospitality, à qui Sébastien Bazin ,PDG d’AccorHôtels, a cédé en un bloc, dans un périmètre européen, une soixantaine d’hôtels qui avaient une moindre rentabilité économique. L’opération qui nous intéresse actuellement consiste à céder 1 000 hôtels, dans le cadre d’une nouvelle entité : la Société de Gestion HôtelInvest (SGHI). On vend les fonds de commerce et/ou les murs à SGHI, de manière à attirer des investisseurs institutionnels, banques, sociétés d’assurance… Ce qui permettrait de dégager au moins 6 milliards d’euros. Avec cet argent, la volonté de Sébastien Bazin est de pouvoir réinvestir, dans un premier temps à hauteur d’1 milliard et demi dans le digital, et dans des travaux de rénovations d’hôtels répartis comme suit  : 500 millions dans le digital, 500 millions dans AccorHôtels En toute franchise Depuis l’arrivée du nouveau PDG du groupe en 2013, AccorHôtels est entré dans une phase de restructuration majeure destinée à assurer une croissance durable, à faire face à une crise latente du tourisme dans un certain nombre de pays et à résister à une concurrence agressive. Dans cette optique, le groupe a choisi de créer deux entités, qu’il qualifie de « pôles stratégiques » : • HotelServices (4 100 hôtels, 570 000 chambres) qui gère les opérations dans les hôtels et s’appuie sur une politique de fidélisation et de digitalisation destinée à renforcer les marques (Sofitel, Novotel, Pullman, Ibis, Mercure, etc.). • HotelInvest qui a pour mission de soutenir le développement du groupe par des investissements sélectifs. Depuis juillet 2016, le Groupe filialise HotelInvest, dans le cadre du projet « Booster », afin de renforcer ses moyens financiers et d’en permettre l’ouverture du capital. La crainte des représentants du personnel était que ces bouleversements se traduisent par une perte des acquis sociaux obtenus par les salariés, notamment les plus anciens.

 

Quel est l’impact de ces mesures sur le personnel, sur les acquis sociaux notamment ?

 

Xavier Pesteil : Au-delà de la représentation sociale et syndicale, le Groupe a créé une instance, le CCH, Comité de Concertation pour l’Hôtellerie. On y discute de la stratégie de l’entreprise, et notamment de ce projet Booster. La question qui nous importe, c’est le devenir du statut social des salariés qui, en l’occurrence, ne feront plus partie du personnel de AccorHôtels. Nous avons signé un accord de méthode, qui nous permet en principe de garantir le statut social des salariés et de tous les accords collectifs ou accords d’hôtels. Si tout se passe bien, on transférera ces accords dans cette nouvelle société SGHI. Ça, c’est une première partie qui est a priori acquise. Pour ce qui concerne la représentation sociale et syndicale, les négociations sont en cours : elles vont porter sur le droit syndical, la place des délégués syndicaux centraux et leurs moyens d’action, puis l’organisation à terme des futures élections professionnelles.

 

Y a-t-il a un programme de négociations établi ?

 

Xavier Pesteil : Oui, les premières réunions ont eu lieu en février et il y en aura d’autres à venir.

 

Peut-on parler d’une politique visant à mettre en place la franchise de façon globale dans le Groupe ?

 

Xavier Pesteil : La volonté de Sébastien Bazin, c’est d’avoir un modèle économique identique à la concurrence  : plus du tout d’hôtels filiales, un mode de développement qui va s’accélérer pour pouvoir refinancer les hôtels qui en ont besoin et couvrir les attentes du digital, même si le CICE le finance en grande partie. Et c’est aussi toute la profession qui change : on peut parler d’une révolution industrielle par rapport à l’ubérisation de l’économie de notre secteur. C’est un séisme pour nous, on a des baisses d’activité sur trois ans de l’ordre de 18 à 25 %.

 

Quel est le rôle des délégués FO dans ces négociations ?

 

Xavier Pesteil : Les délégués FO sont très actifs et mobilisés dans la future négociation. Ils comptent bien sûr peser de tout leur poids dans le débat, compte tenu du fait qu’ils sont majoritaires au niveau de l’hôtellerie. 

 

Extraits de l'Interview réalisée par Olivier Grenot fgtafomag

 

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HOMMAGE A LEON JOUHAUX

  1879-1954 
 

  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.