Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 08:27
La négociation salariale risque de tourner au fiasco

 

Dire que les organisations syndicales sont hors sol parce qu’elles demandent 35 % d’augmentation sur la grille de salaires, cela ne relate pas les revendications de toutes les organisations syndicales !

 

Dire que les salariés auront plus de 10% d’augmentation est un leurre !

 

Après des déclarations rassurantes sur la volonté des organisations patronales de prendre en main les réelles problématiques du secteur et d’y apporter de réelles réponses, nous avons assisté à une réunion centrée sur une grille des salaires très loin des attentes des salariés.
Les organisations patronales se sont précipitées pour annoncer en grande pompe une augmentation de plus de 10% en moyenne sur la grille. Cette annonce est un leurre et un coup de communication à l’égard des pouvoirs publics.

 

Concrètement, les 3 premiers échelons du premier niveau de la grille de salaire ne dépassent pas 4,77% d’augmentation quand le premier niveau des cadres bénéficie de près de 20% d’augmentation.
Communiquer sur une moyenne de 10% d’augmentation avec de tels écarts est un non-sens ; pire, cela fausse la négociation car la majorité des salariés du secteur se trouvent en bas de l’échelle de la grille, et ils ne verront pas la couleur de cette prétendue augmentation de 10%.

 

Cette revalorisation supposée des salaires ne correspond même pas au rattrapage de la stagnation de la grille depuis 3 ans, elle ne prend même pas en considération le niveau d’inflation historique de cette année 2021.

 

La FGTA-FO demande une négociation sincère et loyale, qui répond aux réelles attentes des salariés du secteur, et qui soit à la hauteur des difficultés de ce secteur.

La FGTA-FO revendique une augmentation des salaires au-delà de 10% (nous n’avons jamais demandé 35% tel que cela a été annoncé dans la presse) ; un 13e mois pour tous ; un week-end par mois non travaillé ; la majoration du travail le dimanche ; l’encadrement et la compensation du travail en coupure ; l’ouverture d’une feuille de route sur 2 ou 3 ans pour traiter les autres problématiques du secteur.

 

 

Nabil Azzouz, secrétaire fédéral HCR : nabil.azzouz@fgta-fo.org

Partager cet article
Repost0

commentaires

SYNDICAT HÔTELLERIE RESTAURATION DU RHÔNE

              

LIBRES ET INDEPENDANTS

222 ©EricBernard - Copie
ILS SONT SYNDIQUES  A  FORCE OUVRIERE

BULLETIN D'ADHESION

BULLETIN D'ADHESION :

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/184742637351834643/Bulletin_adhesion_HCR_.doc

A télécharger et renvoyer à :
Syndicat FO des HCR du Rhône
214 avenue Félix Faure
69003  LYON

JURIDIQUE

TAUX HORAIRE MINIMUM CONVENTIONNEL  

9.86    depuis le 01/01/2018 


VALEUR DU REPAS        3.73 €
       A dater du 01/10/2021
 
TAUX HORAIRE SMIC  10.48 €

          A dater du 01/10/2021       

LE SITE DÉDIÉ AUX SALARIES DES HCR :

HOMMAGE A LEON JOUHAUX

  1879-1954 
 

  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.