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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 10:56

Pour connaître quels sont les droits d'un apprenti en matière de jours fériés.
 


Les apprentis majeurs sont soumis aux mêmes règles que les autres salariés en matière de durée du travail, de congés et de jours fériés. Dans le secteur des CHR, les jours fériés peuvent être travaillés, mais les salariés doivent avoir un an d'ancienneté pour bénéficier d'une compensation en temps ou en argent pour le travail d'un jour férié. Cette règle est posée par l'article 6 relatif aux jours fériés figurant dans l'avenant du 15 décembre 2009 à la convention collective des CHR du 30 avril 1997. Cependant, si l'employeur décide de fermer les jours fériés et que cela correspond à un jour habituel de travail de l'entreprise, dans ce cas, le code du travail prévoit qu'il faut avoir seulement trois mois d'ancienneté pour bénéficier de ce jour férié. 

 



En ce qui concerne les apprentis mineurs, le code du travail interdit qu'ils travaillent pendant un jour férié. Comme tout principe, cette interdiction souffre d'exceptions et notamment dans l'hôtellerie, la restauration, les traiteurs et organisateurs de réception, cafés, tabacs et débits de boissons. En effet, l'article 6-2 de l'avenant n° 6 précise qu'il est possible de faire travailler les apprentis mineurs du secteur de l'hôtellerie restauration un jour férié, conformément à ce que prévoit l'article L.3164-8 du code du travail. Mais en contrepartie, l'apprenti mineur doit bénéficier d'une majoration de salaire égale au double du salaire de base journalier. Ce qui veut dire concrètement qu'un apprenti mineur qui travaille un jour férié est payé double pour cette journée.

 

 

                                                                                                                                                                                     

 Extrait de "L'Hôtellerie"

 P. CARBILLET

  

  

 

Salariés n'hésitez pas à prendre conseil auprès du 

Syndicat FO Hôtellerie Restauration du Rhône 

214 avenue Félix Faure 69003 LYON

                                                                                                                                                                               

 

 

 

 

 

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BIENVENUE DANS LE MONDE DU TRAVAIL 

HOMMAGE A LEON JOUHAUX

  1879-1954 
 

  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.