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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:30

Le célèbre hôtel 4 étoiles Regina, situé près du Musée du Louvre à Paris, va devoir verser la somme de 100 000 euros à sept de ses anciens salariés, a révélé l’AFP. L’établissement est condamné notamment pour avoir conservé 15 % des pourboires auxquels avaient droit les salariés.

D’après l’un des jugements consultés par l’agence, daté du 7 mai, l’un des salariés avait été embauché en 2003 en qualité de commis avant d’être nommé chef de rang, puis maître d’hôtel. En 2011, il a été licencié pour motif économique, une décision qu’il a contestée devant les prud’hommes. Le jugement rendu par les prud’hommes a décrété que le licenciement était nul et a rappelé les règles en vigueur concernant la pratique des pourboires.

L’hôtel a donc été condamné à verser plus de 95 000 euros au salarié à titre de rappel de salaire ainsi que 9 500 euros au titre de congés payés. À cela, il faut ajouter plus de 34 000 euros pour rupture illicite de contrat de travail et 5 500 euros au titre de l’indemnité légale de licenciement.

Rappel de la législation en vigueur concernant les pourboires

D’après le Code du travail (art. L147-1) ; « Dans tous les établissements commerciaux où existe la pratique du pourboire, toutes les perceptions faites “pour le service” par tout employeur sous forme de pourcentage obligatoirement ajouté aux notes du client ou autrement, ainsi que toutes sommes remises volontairement par les clients pour le service entre les mains de l’employeur, ou centralisées par lui, doivent être intégralement versées au personnel en contact avec la clientèle et à qui celle-ci avait coutume de les remettre directement. »

Source Café-Hôtel-Restaurant.fr

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BIENVENUE DANS LE MONDE DU TRAVAIL 

HOMMAGE A LEON JOUHAUX

  1879-1954 
 

  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.